Jean François DUMOUSSEAUX (Nestor BIROULAT)

Le charentais est une langue romane qui fait partie de la famille des langues d’oïl, qui comprend également le français.

 


L'école de la Rochonnnière

Jean François Dumousseaux et Célestin Guérineau ( C. Lestin )

.Collectionneur de cartes postales anciennes, Jean François Dumousseaux fut très ému par l’œuvre de Célestin Guérineau dont le patois ressemblait tant à celui qu’il contait lui-même sous le pseudo de Nestor Biroulat. Il expose dans son musée, dès 1988, quelques cartes postales de C. Lestin. La même année, lui qui avait pisté C. Lestin avec l’aide précieuse de Joël Aumand, publie dans l’incontournable magazine Aguiaine - société d’études et de folklore du centre-ouest (SEFCO) - un article consacré à Célestin Guérineau.

Célestin Guérineau est né le 21 avril 1886 à La Rochonnière, un petit hameau de la commune de Loubillé. Son père, Jacques Maximin Guérineau était né le 3 juin 1851 au même endroit, il était cultivateur. Le 19 janvier 1885, il épousa à Paizay-Naudouin Félicité Damy, née le 21 mai 1863 dans cette commune. Elle résidait alors chez ses parents au village de Saveille, sur l'autre rive de l'Osme, à quelques centaines de mètres de La Rochonnière. Célestin était fils unique.

Célestin Guérineau signait C. Lestin. Ce fils d'un cultivateur de La Rochonnière avait bien du talent. Ce dessinateur-caricaturiste a été le créateur de milliers de cartes postales, aujourd'hui recherchées par les collectionneurs... Il exprimait dans un langage grivois, parfois paillard, et un tantinet anticlérical, toutes les scènes de la vie de ses compatriotes.  »

Jean François Dumousseaux décrit C. Lestin :

« A la petite école de La Rochonnière, il fut d'emblée un bon élève, studieux… Reçu premier du canton au certificat d'études primaires (CEP), à onze ans, Célestin aurait pu continuer les études, mais en ce temps-là, rares étaient les enfants de condition modeste qui pouvaient y parvenir (…) Sa santé était délicate ; ses parents préféraient le choyer pendant quelques années, tout en lui faisant faire quelques menus travaux… Les parents Guérineau décidèrent de placer Célestin comme « potard » (apprenti préparateur en pharmacie), chez un pharmacien de Ruffec. Ils jugeaient que ce métier n'était pas trop pénible et qu'il aurait sous la main les médicaments pour se soigner. Tout en manipulant les fioles, Célestin, à ses moments de loisirs, prenait son crayon et revenait à son dada qui ne l'avait pas quitté depuis l'école, et croquait sur le vif ses voisins et parents, retenant, mieux que le nom des « drogues », les réflexions entendues dans le monde paysan de l'époque. »

Biographie

Jean François DUMOUSSEAUX (Nestor BIROULAT) a été un des représentants des conteurs charentais du XXe siècle.

Jean François DUMOUSSEAUX est né le 9 octobre 1912 à Villefagnan, ( Charente) de Henri Auguste DUMOUSSEAUX, né en 1889, Bourrelier, et Marie Herminie LABORDE, née en 1894, Couturière
Il se marie en 1935 avec Anne Marie AGARD
Il est décédé le 7 octobre 1995 à Ruffec, (Charente), à l'âge de 82 ans

Voir son arbre généalogique

Quelques œuvres:

  • Le Relohje
  • Istouère de marchandajhe
  • Pas d'intermédiaire
  • Les Noces d'aute fé

Jean François Dumousseaux était membre du groupe de recherches archéologiques et historiques de Villefagnan (GRAHV) et correspondant local de la SEFCO. Il était en 1988 le conservateur du musée rural de Villefagnan qu’il avait contribué à créer

 


Pierre DUMOUSSEAU, conteur, fils de Jean François Dumousseaux

Pierre DUMOUSSEAU est le fils de Jean François DUMOUSSEAU et d'Anne Marie AGARD, né à Villefagnan le 9 novembre 1941. (son arbre généalogique)

Professeur d’anglais au Québec, dans les Deux-Sèvres, enfin à Cozes, il est un des animateurs favoris de la région charentaise, tant au théâtre qu’à dire les contes dont il est l’auteur.
Metteur en scène et interprète de divers spectacles (dont son plus fameux sur des textes de Gaston Couté et Aristide Bruant, donné plusieurs fois à Paris et au festival d’Avignon), il est devenu l’un des conteurs charentais les plus demandés depuis la parution de deux recueils,
À Pas contés (Croît vif; 1993) et
Contes à rebours (Croît vif; 1996), qui, mélangeant humour et idéal, recréent le substrat légendaire de la région de Royan pour le premier et de la Haute-Saintonge pour le second.
Un troisième recueil, Au Bout du conte (Croît vif; 2003, prix Royan-Atlantique 2005), oriente sa création vers une sorte d’humour philosophique. Cette veine du conte quasi voltairien évolue ensuite vers un retour à la bonne franquette villageoise avec Avant qu’o se perde, une chronique savoureuse des années 1950 dans un village saintongeais (Croît vif, 2005). Il est par ailleurs le créateur (1999) et l’animateur des Nuits buissonnières d’Arbrecourt (à Sablonceaux où il réside), une sorte de festival de conteurs disant leurs textes dans la forêt, en pleine nuit.
Il se voit primé en 2002 par l’Académie de Saintonge pour l’ensemble de son oeuvre écrite et est élu membre de l’Académie en 2006. Sa page

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